Cyclo-camping, Cyclotourisme.... la liberté
  Le Col de la Cayolle - Le Col d'Allos - Le Col de la Bonette - Eté 2009
Eté 2009, comme l'année précédente, nous consacrons une semaine de nos vacances à la montée de quelques cols. Nous avons au programme les cols suivants : le col de la Cayolle, le col d'Allos et pour finir le plus dur le col de la Bonnette. Aujourd'hui nous avons grimpé la Cayolle, nous ne savons pas pour les suivants si je pourrai atteindre le(s) sommet(s).
Col de la Cayolle - Versant Nord - 29,4km - 1194 m de dénivelé : Nous partons du camping où nous sommes sommes installés depuis hier. 8h30 nous partons, il fait bien frais, limite froid, nos mains ont du mal à se réchauffer... malgré tout il fait un temps idéal pour cette petite ascension de 28 km :)
La route monte gentiment et nous mène tranquillement jusqu'aux gorges du Bachelard, le site est très joli, la route étroite mais à cette heure la circulation est pratiquement inexistante. Nous en apprécions d'autant mieux le site. La pente est douce, nous progressons bien et cela nous permet de nous chauffer sans souffrir. Jusqu'au 8ème kilomètre le pourcentage oscille entre 1 et 4, nous ne sentons pas la pente. A partir du 9ème km nous passons à 5%. Chaque kilomètre une borne informe les cyclistes du nombre de km restant à parcourir, l'altitude et le pourcentage pour le kilomètre à venir. Cette information est appréciable pour la débutante que je suis, de toute façon et de manière générale, j'aime bien savoir ce qui m'attend... Le paysage est magnifique, le ciel d'un bleu pur sans nuage et les montagnes se détachent bien sur l'horizon. L'effort n'étant pas violent nous avons tout loisir d'apprécier le site. A partir du 21km nous tournons sur une autre route dont la chaussée est nettement moins bonne. Ce changement s'accompagne d'une augmentation de la difficulté, les pourcentages approchent les 7 et 8%. Je me sens plutôt bien ce qui me donne bon espoir pour les prochains cols. Nous sommes régulièrement doublés pas d'autres cyclistes plus aguérris que nous mais l'ambiance est chaleureuse.
Au bout de 2h30 et 28km500 nous arrivons, j'accélère sur les derniers mètres, histoire d'arriver avant Patrick qui bien sûr a été devant moi tout le long :) Je suis contente, un col de plus et de surcroît sans souffrance... Je pense que ce sera différent pour les suivants mais c'est toujours ça de pris. Nous nous couvrons avant d'entamer la descente, 28km de récompense, pas d'effort, montagnes superbes et un petit plus, dans mon oreille droite (pour ceux qui aiment la musique, je le conseille vivement) les concertos pour piano de Bach interprétés par Glen Gould, un vrai moment de plaisir pur ! Voilà, un de plus et je suis, même si la difficulté n'était pas grande, quand même fière de moi... La suite dans les jours à venir avec le prochain col qui devrait être le Col d'Allos...
Que de beaux paysages sur cette montée... Moi, contente ! Lui Le dénivelé en détail
Col d'Allos - Versant Nord - 21km - 1150 m de dénivelé : Nous avons la chance d'être dans un camping d'où nous pouvons faire les 3 cols prévus facilement. Nous partons du camping, il fait beaucoup moins frais que pour le précédent col et le ciel est plutôt couvert, dommage pour la vue mais pour l'ascension la température me convient parfaitement. Le départ du col est plutôt facile et nous avançons d'un bon train, la route est large et de bonne qualité. Le dévenilé oscille entre 3 et 5% pendant les 13 premiers kilomètres de cette montée qui en compte 23. Puis la route devient plus étroite, plus mauvaise et plus pentue pour les 10 kilomètres restant avec un pourcentage de 7% régulier sur les 3 derniers. Tout se passe bien, nous sentons que nous avons déjà le col de la Cayolle dans les jambes, la montée est plus aisée.
Nous arrivons en haut au bout de ne je sais quel temps car aucun de nous deux n'a pensé à regarder sa montre. Comme quoi l'objectif n'est pas le temps mais le plaisir de faire. Nous nous rhabillons et entamons cette longue descente que nous devrons gérer avec prudence car la route est franchement mauvaise avec de nombreuses pierres sur la route qui pourraient bien nous faire tomber... de plus de nombreux virages gênent la visibilité sur les véhicules montant dans l'autre sens. Ceci étant une descente est toujours sympathique et nous nous en donnons à coeur joie. Et de 2 !!!
Re moi, toujours contente ! Re lui La route La route, le paysage
Le paysage, la route Au loin, le petit trait c'est la route vers laquelle nous allons redescendre...
Col de la Bonette - Versant Nord - 23,8km - 1600 m de dénivelé : C'est le dernier et certainement pas le plus facile. Nous partons pour 11km de chauffage, comme dit Patrick, car nous devons rejoindre Jausier d'où débute le col. Le temps n'est pas merveilleux, le ciel est couvert mais l'atmosphère est très lourde, l'air est sec, heureusement en montant nous devrions trouver davantage de fraicheurK Très vite, j'enlève mon maillot histoire d'être à l'aise. A Jausiers, les choses sérieuses commencent, nous nous trouvons rapidement sur une route qui fait entre 6 et 8%. L'effort est difficile pour moi, le souffle est bon mais les jambes souffrent, il n'y a pas de répit et j'ai décidé de ne pas mettre pied à terre, si ce n'est pour me restaurer. Je tiens bon, par moment mon compteur est à 6km/h ce n'est guère brillant mais je mon objectif est d'aller jusqu'en haut. Un petit répit de 4,5% avec même une descente qui a l'effet bien négatif de casser le rythme pédalage/souffle que j'avais bien eu du mal à mettre en place. Enfin la pente repart de plus belle avec, paraît il un passage à 12% sur 200m que personnellement je ne sens même pas. Tout est dur de toute façon !
Au détour d'un virage je vois un photographe qui semble nous fixer avec son objectif... je n'y fait guère attention mais peut être aurais-je du car les photos qu'il a pris de moi et que finalement nous avons été cherchées ne sont pas trop à mon avantage, le sourire n'est pas de mise dans cette ascension. Bref, un compagnon que nous n'attendions pas et qui ne nous facilite pas la tâche fait son apparition, le vent. Un vent violent soufflant qui, sur certains lacets, me laisse sur place et qui sur d'autre me donne des ailes. Malheureusement, il est le plus souvent défavorable. Sur la fin du parcours la pente s'adoucit mais il faut jongler avec l'équilibre, les rafales qui arrivent de côté, accompagnées de sable et de petits cailloux nous destabilisent et nous aveuglent. Nous n'avons pas de chance sur cette météo. Finalement, nous atteignons le haut du col, d'autres cyclistes sont aussi surpris de la force du vent et témoigne des risques de chutes auxquels ils ont été confrontés. Nous revetons nos blousons pour le retour et c'est parti. Je ne l'ai pas mentionné dans mon récit mais la route est d'extrêmement bonne qualité, large et bien bitumée ce qui permet une descente où, tout en restant, prudent, il est possible de s'amuser. Je profite davantage du paysage magnifique dans la descente, de plus le soleil nous a rejoint. Nous croisons beaucoup d'autres courageux qui montent le col, pour nous c'est fini avec une immense satisfaction mais aussi une belle fatigue. Les 11 derniers kilomètres qui nous ramènenent au camping sont avalés malgré un vent de face. Nous rentrons et préparons la bouteille de champagne que nous avions prévu pour ces 3 cols. Nous étions optimistes et nous avions raison ! Et de 3
Nous contents d'être arrivés ! La preuve... Le paysage Le paysage
Le paysage, la route Lui souriant, en descente Au loin, la route Le dénivelé